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La compagnie de théâtre "les enfants de la mer"

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Wopso !

de Marius Gottin

synopsis

Dans le hall de l'aérogare, Fulbert et Auguste attendent l'heure de départ de leur avion. La salle d'embarquement devient alors une sorte de no man's land où l'on se raconte, s'affronte et se soutient.

Dans les propos de ces deux vieux, défilent les îles de la Caraïbe, le passé remonte à la gorge et au cœur. L'avenir, lui, est fait de contours flous et de couleurs imprécises. La musique écoute tout cela et ponctue d'un roulement de tambour ou d'une plainte d'harmonica, les mots qui disent la Vie, l'Amour, la Mort.


distribution

Texte de Marius Gottin

Mise en scène José Exélis

Lumière Pierrot Marie-Rose

Avec Charly Lérandy et Emile Pelti


Production Les enfants de la mer
Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication - DRAC Martinique et le Conseil Régional de Martinique.


mot du metteur en scène

À mon avis, WOPSO ! est avant tout un travail d'acteur. Quand vous regardez une pièce, vous enlevez l'éclairage, vous enlevez la mise en scène, il restera toujours des acteurs, le travail de l'acteur.
Sur cette pièce, toutes les ressources émotionnelles, physiques, rythmiques et vocales sont sollicitées.Le comédien est eau, terre, ciel et feu.


Tournée

2007

  • . 11 mars - Earlham Collège - Richmond - Indiana

2006

  • . 9 et 10 mai 19h30 Coulisses du Palais - Office du Tourisme de Fort-de-France
  • . 18 août 19h30 Coulisses du Palais - Office du Tourisme de Fort-de-France

2005

  • . 17 sept. Paix Bouche - Festival Franco créole de la Dominique

L'auteur, Marius Gottin

Né en 1949 à Fort de France, Marius Gottin noircit désespérément des feuillets anba fey depuis sa tendre enfance pour voir ses premiers écrits publiés dans « La Bombe », le premier journal du Lycée Schoelcher, l'année de sa Terminale. Promis à des études de Lettres, il fréquente de trop près la bohème parisienne et atterrit plus souvent dans des musées, théâtres, bars et autres endroits louches où il exerce ses talents de baratineur ou de sonero minor derrière des congas... Quelques années après, de retour au pays, il publie textes et poèmes dans le « Naïf » de Roland Laouchez jusqu'en 1981 ; un opuscule paraît même en 1976, intitulé « Le jour où le dernier rat mourra », recueil de textes divers (et à ce jour sa seule publication) en collaboration avec Rosembert Saé, auteur martiniquais, son contemporain et ami.
Après l'aventure « Mizik » (dirigé par Yv Mari Séraline) où il signe quelques chroniques, reportages et interviews, on le retrouve au milieu de micros en tant que Responsable de la rédaction de Radio Balisier (1983-1990). Chroniqueur occasionnel à RCI (Radio Caraïbe Internationale) où il sévit avec « Carte Blanche » (encore une histoire de textes) de 1995 à 1999, il a la voix trop enrouée pour continuer dans la climatisation et la fumée des cigares.
Apprenti comédien depuis les premiers temps du Théâtre du fer de lance puis de l'atelier théâtre du SERMAC, le Service culturel de la Ville de Fort de France, ce n'est qu'en 1996 (après maintes tentatives infructueuses) qu'il écrit « Wopso ! » sa première pièce, qui sera créée en 1998, sur une mise en scène de José Exélis / Compagnie des Enfants de la Mer. Suivront « Confiture de patates douces » en 1999 et « Biwa » en 2004.Scribouillard impénitent et fainéant, titulaire depuis peu d'un vrai « petit » bidon à défaut d'un blockbuster qui ferait du bien à son compte en banque, Marius Gottin s'entête à taper encore et toujours (anba fey) sur un ordinateur qui, peu charitable, se marre mais se marre, se marre...des refus des maisons d'édition ou des comités de lecture. C'est que l'homme se voudrait écrivain mais n'entre pas en littérature qui veut...
Marius Gottin a été Président de l'association des Ecritures Théâtrales Contemporaines en Caraïbes, association d'auteurs regroupant des textes de Cuba au Venezuela, dans la diversité des langues régionales (anglais, espagnol, français, créole).

Emile Pelti - Comédien

Originaire du Lorrain en Martinique, Emile Pelti exerce son métier de comédien depuis plus de vingt ans et a travaillé notamment avec les metteurs en scènes suivants : Lucette Salibur « Gouverneur de la rosée », Arthur Lérus « Mèsi Bondié « , Elie Pennont « De la chaire au trône », Michèle Césaire « Bal d'éventail », José Exélis « Wopso », Alex Donote « Les mésaventures de Fred », José Alpha « Des ombres et des hommes », Josy Michalon « Aline », Christiane Emmanuel « Perle de lune », Igor Zolotovitsky et Serguei Ziemtsov « Hyménée », Guy Ventura « Le retour du quimboiseur », Ruddy Sylaire « L'Eden cinéma », Nicol Etienne « Arivé d'Paris », Yoshvani Médina « Bésamé mucho », Charly Lérandy « Lambéli», «Laure Taugraphe», «On n'est plus des Bêtes».
Il est par ailleurs, auteur et/ou metteur en scène d'une dizaine de spectacle, lecture/spectacle et ballet théâtre et met régulièrement en scène des spectacles pour enfants, autour de la prévention et avec les personnes âgées.

Charly Lérandy

Originaire de Ste-Marie en Martinique, Charly Lérandy a débuté au théâtre en 1987. Il a depuis, joué sous la direction de nombreux metteurs en scènes (Michèle Césaire, Ruddy Sylaire, Annick Justin-Joseph, Michèle Montentin, Elie Pennont, Lucette Salibur, José Exélis, Jean-Marie Binoche) dans des pièces en langue créole et français.
Il a reçu en 1991 et 1993, un prix d'interprétation en Martinique. Il anime diverses actions théâtrales et a obtenu plusieurs rôles dans des productions télévisées locales.Depuis 2004, il a écrit et mis en scène « Lanbéli » une comédie humaine, « Man-grov-la » en 2005, pièce inspirée du livre de Pierre Courtinard « Mangrove des Antilles. En 2006 adapte et met en scène le ballet théâtre « laure tographe » et met en scène « On n'est plus des bêtes » de Brigitte Saussard.

La presse en parle ...

Les audaces maîtrisées de José Exélis

José Exélis est un homme d'aventure. Aventure littéraire et théâtrale il va de soi...
... L'Office du Tourisme de Fort-de-France et la Compagnie des Enfants de la mer ont eu l'idée originale d'offrir en libre accès deux soirées théâtrales. Le premier soir il s'agissait d'investir la cour de l'ancien palais de Justice, espace magnifique orné de manguiers centenaires sous un spot lunaire, invité impromptu et fantasque de la nuit foyalaise.Au programme la reprise de "Wopso !" une pièce de Marius Gottin mis en scène donc par José Exélis. Wopso est une interjection, qui ne veut rien dire, donc polysémique à souhait et qui ponctue les discours manifestes de deux vieux messieurs, dans un improbable hall d'aérogare de Fort-de-France dans l'attente d'un départ incertain pour Sainte-Lucie. Deux vieux clowns comme une vie en transit, pris dans l'impasse du temps qui passe et qui bientôt seront jetés sur les rivages de la mort. Que faire quand il n'y a plus rien à faire? Dire ce qui n'a jamais été dit et qui a toujours été su dans l'émotion, la colère et l'amour. L'amour de ces deux là, pour sûr qu'ils s'aiment Fulbert et Auguste, sinon la détestation ne serait pas si grande, mais aussi l'amour pour les femmes, ces fantômes qui les hantent de n'avoir jamais su les toucher du mot juste. Alors reste la parole, française-créole, créole-française, la jonglerie des mots pour dire, Paulette, Thérèse, Atisousoune, la jalousie, la tendresse et la mort. Les vies s'envolent ne restent que les paroles appuyées sur les notes d'un harmonica essoufflé pour qu'enfin se murmurent dans l'entre deux des langues, dans l'entre deux des mots l'esquisse d'une ébauche de vérité. Il y a du Beckett chez Marius Gottin, ce qui n'est pas peu dire, dans cette écriture du dérisoire qui nous cerne et de l'insensé qui nous gouverne. Marius Gottin est un gai pessimiste dénué de tout cynisme qui semble croire que l'humanité n'est qu'un passage, un transit.
José Exélis a su lire ce beau texte. Sa mise en scène empreinte d'une légère élision du côté sombre de la farce est rigoureuse, réglée et enlacée au plus près du verbe gottinien. Il est aidé en cela par deux magnifiques comédiens, Emile Pelty et Charly Lerandy qui visiblement complices et ravis d'être en scène s'en donnent à coeur joie, un peu trop par moment, le premier soir de la reprise. Ils cédaient en cela à l'invite du public, ravi lui aussi et qui anticipait les répliques des deux protagonistes. Par ailleurs jouer en plein air incite à forcer le trait, la voix, à l'excès. Les lumières travaillées par l'astre lunaire un peu fantasque, méritaient un autre traitement. Reste l'essentiel à savoir Wopso! est un spectacle entre rires et larmes, entre ici et là-bas, qui puise aux sources des identités caribéennes, martiniquaises une pièce inscrite au répertoire d'ici, bien servie par une mise en scène millimétrée, qui serait mieux mise en valeur dans un espace clos. Mais la soirée était belle.Il faut saluer le travail de la Compagnie des enfants de la mer, qui justifie par son travail d'innovation les soutiens dont elle bénéficie, ce qui n'est hélas, pas le cas de toutes les « troupes » souvent « unipersonnelle ». Elle nous offre une belle illustration de ce qu'est la création théâtrale avec ses prises de risques inhérentes mais dans ce cas précis jamais gratuites, toujours justifiées et maîtrisées. Alors José Exélis ? : « De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.... »

Roland Sabra Madinin'Art Fort-de-France - Mai 2006

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