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La compagnie de théâtre "les enfants de la mer"

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Départs

de Stéphane Martelly

synopsis

Une chambre, une femme. Une femme faisant le bilan de sa vie, de son parcours, de ses rêves, de ses illusions. En une nuit, de 22 h à 6 h du matin, entre rage et désespoir, douceur et espoir, elle redit sa vie à grands coups de mots, de chansons avortées, en musique, en dansant. La chambre devient le lieu de tous les possibles, de toutes les histoires d'hommes et de femmes, en quête d'un nouveau départ vers le soleil.

distribution

Texte de Stéphane Martelly

Mise en scène José Exélis

Avec Amel Aïdoudi, Jeff Baillard (guitare), Alex Bernard (contrebasse)

Lumière et environnement technique Valéry Pétris

Création 2006
Production Compagnie Les enfants de la mer
Coproduction Cmac - Scène nationale de Martinique
Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication - Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Martinique et du Conseil Régional de la Martinique.

mot du metteur en scène

« Départs » nous parle de voyage, d'errance de départs heureux et nostalgiques.La pensée de l'auteure est de transcrire et dire que tout départ n'est pas forcément synonyme de regret mortifère mais qu'un départ peut-être positif.
Ecrit sous la forme d'un long poème en prose monologuée, la mise en scène s'attache à dire les mots, à les jouer, à les danser, à les faire circuler avec la complicité d'une comédienne et de deux musiciens pour livrer un pas de 3 en suspension.

l'auteure, Stéphane Martelly

Stéphane Martelly est née à Port-au-Prince en 1974. Écrivaine et peintre, elle s'est adonnée très jeune à la création qui, depuis, est le centre autour duquel s'est organisée sa formation, ses activités et ses expériences. Elle a poursuivi des études universitaires en Haïti (U. Quisqueya, Licence en Sciences de l'Éducation, options Lettres et Philosophie) puis à Montréal (U. de Montréal, Maîtrise en Études françaises; études doctorales entreprises depuis 2003). Ayant déposé son baluchon à Montréal depuis 2002, elle partage son temps entre la recherche en littérature, des charges de cours à l'Université de Montréal et, toujours, la création. En décembre 2004, elle a participé à la conception et l'organisation du colloque des 200 ans de la littérature haïtienne à Jacmel « Relire l'histoire littéraire et le littéraire haïtien ».

Elle a fait paraître deux contes pour enfants Couleur de rue (Hachette-Deschamps / Edicef, 1999), L'Homme aux cheveux de fougère (Editions du Soleil de Minuit, 2002), un essai littéraire Le Sujet opaque - une lecture de l'œuvre poétique de Magloire-Saint-Aude (L'Harmattan, 2001) et de la poésie La Boîte noire suivi de Départs (Écrits des Hautes Terres/ Cidihca, 2004)Stéphane Martelly est membre de l'Uneq, ses œuvres sont exposées en permanence à la galerie Mosaïkart à Montréal.

Pour en savoir plus : www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile et http://ville.montreal.qc.ca

Texte DEPARTS découvert par le biais de l'association «Textes en Paroles» édition 2005 (Guadeloupe).

Tournée

2007

  • . 20 et 21 avr. 19h30 Théâtre de Fort-de-France

2006

  • . 12 mai 20h Cmac, scène nationale de Martinique
  • . 11 au 14 oct. 20h Cmac, scène nationale de Martinique
  • . 12 oct. 14h scolaire Cmac

La presse en parle ...

Ce qui se fait de mieux en Martinique

Sur scène pour une vingtaine de spectateurs, les autres sont à leurs places habituelles, des chaises délimitent avec le fond de scène une sorte d'arène tout en permettant à la comédienne de se déplacer dans ce public-décor. De décor pour dire vrai, il n'y en a pas, justes des espaces sculptés par la lumière. Les accessoires ? Un fauteuil-cabriolet sur roulettes et deux bassines d'eau. Et commence la danse. D'abord la danse des mots de ce long poème qui prennent chair par la voix puissante et fragile, rageuse et tranquille, tellurique et enfantine, de la jeune et belle mais surtout prometteuse Amel Aïdoudi. Mais aussi la danse dialoguée des notes et des voyelles des accords et des lettres dans la belle complicité des corps et des cordes de contrebasse (Alex Bernard) et guitare (Jeff Baillard). Et puis la danse de la chair et de la matière. La matière en l'occurrence est un fauteuil sur lequel, dans lequel, avec lequel, contre lequel, par lequel se dit ce qu'il en est des départs, de ce qui ne part pas dans un départ, de ce dont on ne peut se départir, et ce qu'ils ne sont pas, la mort, la fin , la finitude, mais une nécessité pour de nouveaux départs, quand dire "je t'aime" à l'autre l'encourage à l'oppression. Exélis et Aïdoudi, fidèles à l'auteure font un travail d'interprétation du texte qui loin d'être une clôture libère un espace d'appropriation du sens, de production signifiante que le spectateur investit d'autant plus aisément qu'il trouve respect et plaisir.

Amel Aïdoudi, au jeu en progrès, plus maîtrisé, plus intériorisé, sous la conduite de José Exélis dans un long poème en prose de l'auteure haïtienne Stéphane Martelly, mis en voix, mis en espace, dans un dialogue de corps et de cordes (Alex Bernard à la contrebasse et Jeff Baillard à la guitare, tous deux excellents). Ce qu'il en est d'une femme qui veut advenir à elle-même. Un spectacle rare et de qualité d'une durée de 45 mn. "Just before dinner"

Madinin'art - Lettre d'information du 13 octobre 2006- Madinin-art

Les audaces maîtrisées de José Exélis

José Exélis est un homme d'aventure. Aventure littéraire et théâtrale il va de soi. José Exélis aime les femmes. La féminité très exactement. Il manifeste un profond respect et une sourde admiration pour le genre féminin, dont il pense à juste titre qu'il est capable d'intelligence et de subtilité bien supérieures à celles des hommes, et bien évidemment tout cela perle dans son travail de metteur en scène. Dans « Les enfants de la mer », pièce éponyme de sa compagnie, c'est peu dire qu'il aime les femmes, elles sont sept sur scène, à nous donner une leçon de courage, de ténacité, d'entraide et d'espoir au coeur sombre des dictatures dans une forme théâtrale de déconstruction des genres. Quand il se confronte à l'Othello de Shakespeare il cristallise la haine et l'envie sur le seul Iago pour en faire le parangon des humaines passions et nous tient en haleine en convoquant sur scène, sur les épaules d'un seul, la troupe entière du Théâtre du Globe.
De l'"Art poétique" il semble avoir pris pour devise « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »
Effacez! L'injonction de Boileau est implacable. Qui s'y plie est un Sisyphe enchaînant Thanatos. Le danger au théâtre est toujours d'en faire trop mais comment éviter que les représentations ne soient des monstrations?

..... ......

Le second soir dans un tout autre lieu, la salle Frantz Fanon de l'Atrium José Exélis proposait la mise en voix et en espace d'un texte de l'écrivaine et peintre Stéphane Martelly, née à Port-au-Prince en 1974 et qui vit aujourd'hui à Montréal. Elle est connue dans le monde universitaire pour un essai, parmi d'autres travaux, sur le poète Magloire-Saint-Aude. Herméneute et sémioticienne elle s'intéresse à l'interprétation ( of course), aux conditions de figuration et d'énonciation de soi et d'une façon plus générale aux espaces de marginalité. Auteure de contes pour enfants elle a aussi publié deux textes poétiques : La boîte noire et Départs. C'est ce dernier texte «Départs» qui était donné à entendre. Comme le chante Ferré « le verbe ne prend son sexe qu'avec la voix comme le violon avec l'archet qui le touche » La sensualité d' Amel Aïdoudi et la musicalité d'Alex Bernard à la contrebasse et de Jeff Baillard à la guitare ont donné raison au vieux Léo.
Sur scène pour une quarantaine de spectateurs, les autres sont à leurs places habituelles, des chaises délimitent avec le fond de scène une sorte d'arène tout en permettant à la comédienne de se déplacer dans ce public-décor. De décor pour dire vrai, il n'y en a pas, justes des espaces sculptés par la lumière. Les accessoires ? Un cabriolet sur roulettes et deux bassines d'eau. Et commence la danse. D'abord la danse des mots de ce long poème qui prennent chair par la voix puissante et fragile, rageuse et tranquille, tellurique et enfantine, de la jeune et belle mais surtout prometteuse Amel Aïdoudi. Mais aussi la danse dialoguée des notes et des voyelles des accords et des lettres dans la belle complicité des corps et des sons. Et puis la danse de la chair et de la matière. La matière en l'occurrence est un cabriolet sur lequel, dans lequel, avec lequel, contre lequel, par lequel se dit ce qu'il en est des départs, de ce qui ne part pas dans un départ, de ce dont on ne peut se départir, et ce qu'ils ne sont pas, la mort, la fin , la finitude, mais une nécessité pour de nouveaux départs.
La difficulté dans cet exercice est de rendre, compatible, compréhensible le dialogue du geste et du verbe. La beauté du poème se suffirait-elle à elle-même? Pas si sûr, Stéphane Martelly a procédé à Montréal à une lecture de son poème dont on peut entendre des extraits sur le web. Décevant, effroyablement décevant ! On mesure mieux l'importance du travail de José Exélis et de son trio. Cependant il faut reconnaître que la comédienne semble parfois écartelée entre le dire et le faire et quand ce dernier l'emporte sur le premier le langage du corps nous emmène presque du côte de chez Charcot. Toujours ce même danger! Avec plus de sobriété et plus d'intériorité la prestation gagnerait en intensité et en force.
Il faut saluer le travail de la Compagnie des enfants de la mer, qui justifie par son travail d'innovation les soutiens dont elle bénéficie, ce qui n'est hélas, pas le cas de toutes les « troupes » martiniquaises souvent « unipersonnelles ». Elle nous offre une belle illustration de ce qu'est la création théâtrale avec ses prises de risques inhérentes au métier, mais dans ce cas précis jamais gratuites, plutôt maîtrisées et toujours au service du théâtre. Alors José Exélis ? : « De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace.... »

Roland Sabra - Lenaïf - Nº 135 Juin 06 NAIF MAGAZINE

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